More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  Le Blog science-fiction ...PhotosProfileFriendsMore Tools Explore the Spaces community

Le Blog science-fiction de Marc

Entre Dune et Hypérion, Heinlein et Herbert, ma page Web est dédiée à la science-fiction, la fantasy, le fantastique, la vulgarisation scientifique et l'écriture de SF
February 03

Brussels international fantastic film festival


Comme chaque année le BIFFF (Brussels international fantastic film festival) nous présente son lot de nouveautés en fantastique, science-fiction, thriller et horreur, accompagnés par des invités surprises. Cette année-ci il se tient du 27 mars au 8 avril à Tours et Taxis (86c avenue du port, Bruxelles 1000).

Je le mentionne car j'y ai été abonné pendant 17 ans, et j'essaie encore d'y aller de temps en temps. C'est un évènement marquant pour tous les amateurs de fantastique et SF. Toujours organisé par une bande de passionnés. On trouvera plus d'informations sur le site du festival : http://www.bifff.org/

L'homme démoli - Alfred Bester

L'homme démoli - Alfred Bester (Denoël Lunes d'encre)

En 2007, la réédition de L’homme démoli et Terminus les étoiles de Alfred Bester chez Lunes d’encre m’a incité à lire cet auteur.

Dans un premier temps je me suis focalisé sur L’homme démoli, un roman de science-fiction sorti en 1953, qui a emporté le premier prix Hugo. Roman policier situé au vingt-quatrième siècle dans lequel on suit le richissime Ben Reich qui a la tête d’une multinationale va échafauder un plan machiavélique pour redresser la situation financière de sa compagnie. Il propose à son concurrent direct de fusionner les deux compagnies. Mais la réponse attendue n’est pas celle qu’il espérait, et il doit alors planifier le meurtre de son concurrent à une époque où le meurtre a disparu. La police est constituée de télépathes à qui il est presque impossible de cacher un crime. Ben Reich doit donc imaginer un moyen de contourner ce problème en s’adjoignant les services d’autres télépathes. L’homme n’a pas le moindre scrupule et est prêt à éliminer tous ceux qui se présenteraient sur son chemin. Mais voilà, le jour où il veut rencontrer son concurrent, celui-ci est tué par quelqu’un d’autre. Et Ben Reich est le premier suspect. On assiste à une course poursuite entrecoupée de rebondissements entre Ben Reich et Lincoln Powell le préfet de police.

La démolition, c’est la perte de son identité, qui sera plus tard suivie par l’insertion d’une nouvelle identité. C’est ce que Ben Reich veut éviter à tout prix. Les télépathes se divisent en trois catégories d’extrapers (expert en perception extrasensorielle)

En re-visionnant la série Babylon 5, je me rends compte que le créateur de celle-ci, pour définir son corps-psi, s’est vraiment inspiré du roman de Alfred Bester. Un des personnages les plus emblématiques s’appelle d’ailleurs Bester. Et dans un des épisodes, on fait également mention de la démolition. Babylon 5 est donc un bon clin d’œil au roman.

L’homme démoli peut donc se lire comme un roman policier. Après plus d’un demi-siècle d’existence, si on fait exception des fusées, le roman n’a pas pris une ride. Un roman court à conseiller autant aux amateurs de SF que de policier. J'ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, et je vais certainement continuer avec Terminus les étoiles.

January 12

Double étoile - Robert Heinlein


Double étoile - Robert Heinlein (Folio 294)

Je viens de lire Double étoile de Robert Heinlein , la version révisée par Folio. Un roman écrit il y a plus d’un demi-siècle et qui se lit toujours aussi facilement aujourd’hui. Il y a encore quelques vieilleries qui trainent dedans, comme les vaisseaux qui sont des fusées, ou les martiens qui ressemblent… à des martiens. Mais en dehors de ces petits détails le roman n’a pas perdu de son attrait.

L’histoire est racontée par Lawrence Smith, acteur de son état, plus connu sous le pseudonyme de Grand Lorenzo ou Lorenzo Smythe. Un jour deux hommes lui proposent de jouer un rôle temporairement. Lorenzo accepte et se retrouve rapidement embarqué dans un vaisseau qui se dirige vers Mars. Il apprend en chemin qu’il doit prendre la place de John Bonforte un homme politique important qui vient d’être kidnappé. Pendant que Lorenzo joue la doublure, Bonforte est relâché par ses ravisseurs, mais amoindri il n’est plus en mesure d’apparaître en public. Heureusement, Lorenzo est un homme consciencieux faisant preuve d’initiative, qui continue de remplacer Bonforte.

L’histoire est apparemment simple. En un peu moins de 300 pages, Heinlein arrive à nous captiver sans chercher à nous imposer une vision politique. Son personnage principal est attachant et les situations rencontrées ne sont pas très éloignées de ce qui pourrait arriver aujourd’hui. La chute du gouvernement, la rencontre avec l’empereur, la compagne électorale, la formation du gouvernement intermédiaire nous sont familiers. Même les désaccords et coups bas au sein du parti de Bonforte ressemblent à ce qu'on peut voir dans la presse. De ce côté-là le livre n’a pas pris une ride. Il nous dévoile simplement les coulisses qui mènent au pouvoir. Double étoile n’est pas dénué d’humour, ce qui renforce encore un peu plus le ton léger emprunté par Heinlein. On retrouve son style déjà rencontré dans Révolte sur la Lune, mais à un moindre niveau. Ce livre a eu le prix Hugo en 1956 et il le mérite.

J’espère que Folio éditera rapidement En terre étrangère et Révolte sur la Lune. Voilà donc encore un Heinlein de bonne facture qui se lit sans déplaisir.

January 05

Malpertuis


Je ne peux pas m'empêcher de citer Malpertuis, librairie de référence en SF, fantasy et fantastique, où on peut également trouver de la BD et de l'ésotérisme. Alain Walsh, qui a ouvert la librairie il y a plus d'une trentaine d'années, est un vrai passionné de SF et une référence dans le domaine. Découvreur de talents à ses heures perdues (avec par exemple Adriana Lorusso qui a écrit Ta-Shima, qu'il a présenté à Jean-Claude Dunyach chez Bragelonne). C'est aussi un ami de longue date chez qui j'achète tous mes livres de SF depuis que Malpertuis existe. On y rencontre parfois un auteur ou directeur de collection, et on assiste très fréquemment à des discussions passionnées sur la SF, la fantasy, le fantastique, mais aussi les sciences et les évolutions technologiques. Je soupçonne parfois Alain Walsh d'être un envoyé de la Culture, en visite sur Terre pour nous faire découvrir la SF.

Malpertuis
Rue des éperonniers 18
1000 Bruxelles (Belgique)
Tel : +32 02/512.83.00
December 23

SF : la science mène l'enquête - Roland Lehoucq


Sur la table de mon libraire SF ce livre avait attiré mon attention. Roland Lehoucq, ça me disait quelque chose, mais je ne parvenais pas à me souvenir. Et en regardant le livre de près, je me suis souvenu que c'était un astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui avait écrit des livres de vulgarisation scientifique. N'ayant jamais lu Bifrost, je ne pouvais pas savoir qu'il tenait aussi une chronique dans cette revue.

J'adore lire Pour la science ou Science & Vie chaque mois et voilà un livre qui emprunte la même voie, celle de la vulgarisation scientifique. Thème après thème, avec des exemples issus de la bande dessinée, du cinéma et de la littérature SF, Roland Lehoucq nous dévoile les invraisemblances technologiques que contiennent ces derniers. Il analyse scientifiquement l'ascenseur spatial, le voyage vers Mars, la colonisation de la galaxie, le voyage au centre de la Terre, le terraformage, le voyage temporel, etc. Dix sept thèmes sont passés en revue. Mais il le fait avec un certain humour sans casser l'image que nous avons de ceux-ci. Le livre peut se lire de manière non linéaire, directement au chapitre qui nous intéresse. En un peu moins de 250 pages il donne une mine de renseignement et de références à nos propres lectures SF, mais aussi à des études scientifiques. La bibliographie en fin d'ouvrage est des plus intéressante.

Voilà un livre qui trouve naturellement sa place dans ma bibliothèque. Mais de quel côté? Science fiction ou vulgarisation scientifique ?

December 18

La voie des furies - David Weber

Dans sa version anglaise ce livre date de 1992, soit un an avant que David Weber ne commence son cycle Honor Harrington. Ce livre est autonome et ne se raccroche pas à un cycle de l'auteur. L'héroïne, Alicia De Vries, est un capitaine du cadre impérial, qui a pris sa retraite. Quand elle découvre la mort de sa famille par des pirates, elle décide de se venger. Dans un premier temps c'est Tisiphone, une furie qui a décidé de cohabiter dans sa tête, qui va l'aider à arriver à ses fins. Dans un second temps c'est Mégère, l'IA d'un vaisseau de guerre flambant neuf qu'Alicia De Vries va voler, qui va être l'instrument de sa vengeance.

On est dans un scénario qui aurait pu ressembler au comte de Monte-Cristo, mais ce n'est visiblement pas le cas. Le livre nous raconte comment Alicia s'enfuit en prenant les commandes d'un vaisseau de guerre, comment elle va traquer les pirates, et comment elle va s'attaquer à ceux-ci avec l'aide de la flotte impérial. Un scénario très prévisible qui n'a pas grand chose en commun avec Honor Harrington, mais qui a plus de similitudes avec Sassinak de Elizabeth Moon et Anne McCaffrey. Si le livre commence sur les chapeaux des roues, on est rapidement confronté à des discutions entre trois entités dans une seule tête, puisque l'héroïne, en dehors d'être squattée par une furie, a aussi un contact télépathique avec l'IA de son vaisseau. C'est dommage que ce livre est en grande partie basé sur la supériorité d'un vaisseau, et qu'il trouve sa solution finale dans une grande bataille spatiale. Finalement on ne s'attache pas beaucoup aux différents protagonistes. Disons que David Weber nous a habitué a beaucoup mieux. A noter qu'un autre livre encore non traduit In Fury born, reprend ce livre et nous explique comment l'héroïne est devenue un officier du cadre impérial.

Je suis un inconditionnel d'Honor Harrington, mais pas de David Weber. Le livre se lit sans vraiment accrocher à l'histoire. En fait il est tout à fait dispensable. Mais à choisir, la trilogie des héritiers de l'empire (aussi éditée chez L'Atalante) est plus passionnantes à lire. Un David Weber d'avant Honor Harrington.

November 27

Le miroir aux éperluettes - Sylvie Lainé

Recueil édité par ActuSF (Les 3 souhaits)

Sylvie Lainé, voilà un auteur que je n'ai jamais lu auparavant, et pourtant elle est connue par bon nombre d'amateurs de SF. Cela provient sans doute du fait que je ne lis pas les revues de SF, et à de très rares occasions Galaxies ou Bifrost. La plupart du temps je lis les chroniques concernant les sorties SF, et j'oublie complètement les nouvelles qui s'y trouvent. Sauf si ces dernières se rapportent à un de mes auteurs préférés. L'initiative d'ActuSF m'a en somme incité à découvrir Sylvie Lainé avec un certain retard (alors que je lis de la SF depuis que l'homme a posé son pied sur la Lune). Sur le newsgroup SF j'avais demandé qui elle était et quelle genre de SF elle écrivait. Et les réponses allaient dans deux sens différents : une SF poétique ou des textes pour filles. Après m'être fait ma propre opinion en lisant ce petit recueil de nouvelles, je n'abonderai dans aucun des deux sens.

Ce petit recueil, préfacé par Jean-Claude Dunyach, comprend six nouvelles principalement axées sur la rencontre de l'autre et sur la manière d'appréhender les choses. Pas de grandes envolées intergalactiques mais voilà une SF proche de notre quotidien, qui pourrait se produire dans un avenir proche. Ces nouvelles écrites à la première personne nous font mieux comprendre les motivations des personnages principaux. Sylvie Lainé nous prend par la main et nous amène dans ces rencontres insolites parfois virtuelles. 

J'ai lu ce recueil de 90 pages entrecoupé par des livres d'analyses et méthodologies. Ce n'est pas la meilleure des solutions. Mais j'ai essayé de lire chaque nouvelle d'une seule traite. Mes préférées sont La bulle d'Euze et Un signe de Setty. Pour la première j'aurais préféré une fin plus heureuse pour le personnage principal, et pour la seconde, Sylvie Lainé nous entraine dans un monde qui anticipe les réalités virtuelle du style Second Life. Par contre celle qui m'a le plus surpris c'est Un rêve d'herbe, nouvelle qui aurait pu s'appeler Le cerisier.

Un petit recueil sympa qui se laisse lire agréablement et qui j'espère incitera Sylvie Lainé a encore être publiée en livre. Comme elle le dédicace, c'est un bon voyage de l'autre côté du miroir au pays des éperluettes.

View more entries