| Marc's profileLe Blog science-fiction ...PhotosBlogLists | Help |
|
October 18 Axis - Robert Charles WilsonComme pour la plupart des lecteurs qui ont aimé Spin, j’ai attendu avec impatience cette suite. Mais s’agit-il bien d’une suite ? L’histoire qui se passe 30 ans plus tard sur Equatoria nous présente d’autres personnages, d’autres situations. L’humanité à émigré sur Equatoria alors que le Spin a cessé. Le livre précédent se terminait sur une fin ouverte et ne nécessitait pas de suite. Axis est la deuxième partie d’un triptyque, qui se terminera avec Vortex. Robert Charles Wilson a pour habitude de nous présenter des histoires qui à partir de situations normales seront perturbées par un élément étranger. Il prend alors un malin plaisir à nous décrire la psychologie des personnages qui sont confrontés à l’inconnu. Dans Axis, c’est la pluie de cendres qui est l’élément perturbateur. Serait-elle constituée des débris de machines des Hypothétiques ? Autant Spin m’avait attiré, autant Axis ne m’as pas captivé. L’intérêt d’Axis tient dans les révélations que Robert Charles Wilson fait sur les hypothétiques. L’action fait cruellement défaut dans ce livre. Les personnages manquent de charismes par rapport à ceux de Spin. Ni Lise Adams qui recherche son père, ni le jeune Isaac qui semble possédé la faculté de contacter les hypothétique grâce à la technologie martienne, ni Turk Findley et son aéro-taxi ne parviennent vraiment à captiver le lecteur. On les suit tant bien que mal dans une ébauche d’intrigue. La plume, le style de Robert Charles Wilson, font que ce livre reste intéressant sans atteindre le niveau de Spin. Mais on est passé de la grosse production aux petits moyens. Axis intéressera certainement ceux qui veulent en savoir plus sur les hypothétiques. Mais ils devront attendre Vortex pour être réellement satisfaits. Plutôt que de persévérer dans ce triptyque, je conseillerais plutôt aux lecteurs de se rediriger vers d’autres livres de Robert Charles Wilson (Darwinia, Les Chronolithes, Mysterium). De cette manière Spin ne sera pas dévalué par ses suites. Axis, Robert Charles Wilson, Denoël Lunes d’encre, 388 pages, 2009 October 01 Le voyage de Haviland Tuf - George R.R. MartinMa seule incursion dans l’univers de George R.R. Martin a été le premier tome du trône de fer, que j’ai rapidement abandonné. Mais j’avais envie de revenir vers cet auteur à travers un livre de science-fiction et pas de fantasy. Voilà un livre qui nous présente un héros aux antipodes des stéréotypes habituels. Haviland Tuf est tout sauf le héros qu’on attendait. Honnête marchand à l’embonpoint prononcé, de grande stature, est un marchand qui ne roule pas sur l’or, mais qui adore les chats. Un jour il s’associe à quelques aventuriers pour récupérer l’Arche, un vaisseau à germes de bio-guerre, un immense vaisseau de plusieurs kilomètres laissé à l’abandon. Mais les intentions des autres sont purement égoïstes et matérialistes à tel point qu’ils s’entretuent, laissant Haviland Tuf comme seul bénéficiaire de ce grand vaisseau. Au fil des chapitres, qui étaient à l’origine des nouvelles, on suit Haviland Tuf qui va de monde en monde, attirant souvent la convoitise des autres. Car l’Arche recèle des technologies et des armes qui ne laissent personne indifférent, surtout ceux qui veulent prendre le pouvoir. Haviland Tuf va devoir composer avec les différents gouvernements qui l’aideront à réparer son vaisseau ou demanderont son assistance. On est étonné de voir avec quelle roublardise Haviland Tuf va se sortir de situations rocambolesques. Le personnage est retord, mais aussi toujours honnête. Le livre ne manque pas d’humour. Un humour caustique parfois digne des cartoons hollywoodiens des années 40. C’est un space opera original, qui mériterait d’être plus long car chaque chapitre nous fait découvrir un nouveau monde. On peut juste reprocher à George R.R. Martin qu’on remarque trop facilement qu’il s’agit de nouvelles mises bout à bout. Ceci dit, c’est un agréable space opera qui délasse et sort un peu des sentiers battus du genre. Le voyage de Haviland Tuf – George R.R. Martin, J’ai lu, 446 pages, 2009 |
|
|