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November 28 Librairies et bouquineries à Bruxelles Parfois on me demande où trouver une bonne librairie ou bouquinerie à Bruxelles qui vends de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique ou des bandes dessinées. Plutôt que de le répéter systématiquement, j'ai décidé d'indiquer celles que je fréquente le plus. On trouvera donc ci-dessous une liste non exhaustive des librairies, classées par préférence : Librairies spécialisées - Malpertuis (science-fiction, fantasy, fantastique et bande dessinée) - Rue des éperonniers 18, 1000 Bruxelles, téléphone : 02/512.83.00. C'est le spécialiste de la science-fiction. Ma librairie préférée depuis plus de 30 ans. Alain Walsh est un ami de longue date et un vrai passionné. Il connait très bien les gouts de ses clients et conseille parfaitement ceux qui hésitent ou qui ne connaissent pas suffisamment le genre. Si il n'a pas le livre en rayon, il peut le commander. On y rencontre des passionnés de SF, fantasy et fantastique (auteurs, éditeurs, chroniqueurs). - Le dépôt (bande dessinée) - Rue du Midi 108, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/513.04.84, site : http://www.depotbd.com Spécialiste de la bande dessinée. Une nouveauté ou une occasion à rechercher, c'est là qu'il faut aller. On y trouve aussi des figurines, des objets dérivés ou des séries télé en coffrets DVD. - Brüsel (bande dessinée) - Boulevard Anspach 100, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/511.08.09, site http://www.brusel.com/ Spécialiste des nouveautés BD, mais aussi de tout ce qui tourne autour de la BD. On y trouve aussi des figurine et objets dérivés. *** Librairies généralistes- Filigranes - Avenue des art 39-40, 1040 Bruxelles, Téléphone : 02/511.90.15, site : http://www.filigranes.be/fr/ C'est à mon avis la meilleure librairie à Bruxelles. Elle est immense et touche à tout les sujets. On y trouve des jeux, des DVD. On peut lire en mangeant un croissant et en buvant un café. La SF et la fantasy sont bien représentées, et le rayon BD est excellent. De plus, des auteurs y passent fréquemment. A noter également que Filigranes est ouvert tous les jours, même le dimanche. La référence. - Libris (Agora) - Avenue de la Toison d'Or 40-42, 1050 Bruxelles, Téléphone : 02/511.64.00 Librairie sur plusieurs niveaux qui proposent toutes les nouveautés. Le rayon BD est minime, mais pour le reste cette librairie est très complète. - Tropismes - Galerie du Roi 4, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/511.56.51, site : http://www.tropismes.com/ Librairie très complète, plus orientée sur la littérature, sur plusieurs niveaux. - FNAC - City 2, Rue Neuve 123/401, 1000 Bruxelles Une des plus grandes librairies de Bruxelles. On y trouve tout, mais pas aux prix les plus intéressants. Il est préférable de s'abonner pour faire descendre légèrement les prix. *** Bouquineries- Evasion - Rue du Midi 89, 1000 Bruxelles, Téléphone ; 02/502.49.56 Un excellente bouquinerie qui possède un rayon SF assez conséquent. J'y vais systématiquement depuis qu'elle existe. De plus, le personnel est sympa et très compétent. Si je dois faire les bouquineries, c'est toujours par Evasion que je commence. Et quand je vends des livres, c'est toujours chez Evasion que je vais. On y trouve à l'étage un excellent rayon DVD et CD. - Evasion 2 - Rue du Midi 147, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/513.63.84 Evasion 2 est une extension d'Evasion qui se trouve à 200 de mètres dans la même rue. Plus orienté sur les beaux livres. - Pêle-Mêle - Boulevard Maurice Lemonnier 55, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/548.78.00, site : http://www.pele-mele.be/ La plus ancienne bouquinerie bruxelloise. Elle reste une référence parce qu'on y trouve tout. Du livre au DVD et CD. J'y vais depuis toujours. Il est rare que je ne trouve rien, car si je ne vais pas pour un domaine précis, je trouve toujours quelque chose qui m'intéresse. - Philo - Boulevard Maurice Lemonnier 80, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/512.39.66 Sur l'emplacement de l'ancien Pêle-Mêle, cette bouquinerie moins bien achalandée propose parfois des livres intéressants. - Espace livres - Boulevard Maurice Lemonnier 108, 1000 Bruxelles, Téléphone. : 02/513.69.38 Plus discrète, cette bouquinerie est à quelques pas de Philo. Comme cette dernière on y trouve parfois des bonnes occasions. - Bibliopolis - Boulevard Maurice Lemonnier 30, 1000 Bruxelles, Téléphone : 02/512.02.32, site : http://www.bibliopolis.be/ Livre neuf à prix réduit. Principalement des beaux livres. *** Voilà. Je n'ai pas été exhaustif et je m'en excuse. Mais cela permettra à chacun d'y trouver des livres dans les domaines de l'imaginaire. Cela permet aussi à certains petits éditeurs de l'hexagone de proposer leurs livres à Bruxelles. Je pense à quelques éditeurs dont j'ai chroniqué des livres, mais qui ne sont pas distribués en Belgique.November 23 Marouflages - Sylvie LainéSylvie Lainé nous revient avec ce troisième opus toujours
édité par ActuSF. Le marouflage consiste à appliquer une couche de colle sur un
support et au dos d’une peinture pour renforcer cette dernière. Ici ce sont les
différents opus édités par ActuSF qui forment la toile qui doit être marouflée
pour en former une beaucoup plus grande. Je dirai qu’en temps que lecteur, il y
a un peu de cette colle qui a débordé sur nous et qui nous scotche
littéralement aux textes de Sylvie Lainé. Ce livre contient trois nouvelles. C’est moins que les deux
opus précédents, mais les textes sont plus longs, particulièrement la première
nouvelle. En fait on garde le même nombre de pages que les deux livres
précédents. La préface de Joëlle Wintrebert nous explique que nous ne sortons pas indemne des nouvelles de Sylvie Lainé. C’est vrai qu’elle continue à nous éblouir dans un registre qui n’est pas évident, celui des nouvelles. Et le format proposé par ActuSF convient tout à fait à ce type de longueur. - Les yeux d’Elsa – Longue nouvelle qui nous compte les relations que peuvent avoir un homme et un dauphin femelle qui a été génétiquement modifié. La femelle possède des mains au bout de ses nageoires et à une IA implantée dans le cerveau, ce qui la rend beaucoup intelligente, avec pas mal de personnalité. On assiste ici à une relation professionnelle qui va donner lieu à une brève aventure entre un homme et un dauphin. C’est léger, c’est délicat, c’est sensible. Elsa la dauphine aurait pu s’apparenter à n’importe quelle femme. Elle vit les mêmes désirs, les mêmes doutes. - Le prix du billet – Le prix du billet nous racontre une rencontre sur un quai de gare, qui ressemble à une méprise, mais qui finalement va perturber Hera l’héroïne de l’histoire. Hera attend Peter son amoureux, et va finalement rencontrer Yata, une jeune femme qui va lui mentir et lui faire croire qu’elle est venue à la place de Peter. Sylvie Lainé revient ici sur un de ses thèmes favoris, qui est la rencontre entre deux personnes. - Fidèle à ton pas balancé – Nous conte l’histoire d’un homme
frustré par l’absence de sa petite amie Lou. Il va la trompé et va devenir
aide-soigneur pour les éléphants du zoo. C'est peut-être la nouvelle la plus faible de ce recueil. Je garde une préférence pour Le miroir aux éperluettes. Espaces insécables était dans la continuité tout comme ce Marouflages. C’est toujours un plaisir de lire Sylvie Lainé, et cela ne se dément pas au fil des opus. Espérons qu'en 2010 il y aura un quatrième volume. A conseiller aux lecteurs qui sont sous le charme des nouvelles de Sylvie Lainé. Et aux autres, je dirai : essayez, vous ne pourrez plus vous en passer ! Marouflages, Sylvie Lainé, ActuSF, 105 page, couverture de Gilles Francescano November 16 Déluge - Stephen BaxterIl y a deux choses que je n’aime pas en science-fiction, ce sont les récits apocalyptiques et ceux qui se passent dans un avenir proche. Déluge réunit ces deux choses. J’avais envie de lire Stephen Baxter, quitte à faire abstraction de mes préférences. En commençant la lecture de ce livre, je m’étais attendu à une sorte de techno-thriller qui verrait l’intelligence de l’homme surmonter les phénomènes naturels. Mais Stephen Baxter a décidé de nous emmener dans une histoire où l’homme n’aurait pas le dernier mot. Le livre commence en 2016, lorsque des otages retenus en Espagne depuis cinq ans, vont être libérés et rapatriés en Angleterre. Le problème c’est que pendant ces cinq ans, la face du monde a commencé à changer. Le climat s’est déréglé complètement. Il ne cesse de pleuvoir et les eaux ont monté. Oh pas de quelques centimètres, mais de plusieurs mètres. Les inondations sont fréquentes et l’humanité ne prend pas encore conscience que ce phénomène est irréversible. Le milliardaire qui a aidé à libérer les otages, a aussi des projets fous, comme construire des arches qui permettront aux humains de naviguer et survivre sur cette Terre qui change d’apparence. Le livre nous montre l’évolution de la planète jusqu’en 2052. Les villes sont inondées, puis submergées, tandis que la surface des continents se réduit de plus en plus. Ce n’est plus quelques mètres d’eau qui recouvrent les terres, mais des centaines de mètres, puis des kilomètres. Les humains luttent pour leur survie et ne se font pas de cadeau entre eux. Bientôt il n’y aura plus la moindre trace d’un continent ou d’une ile. Tout sera englouti et les rescapés devront laisser la place à d’autres espèces mieux adaptées à ce milieu aquatique. Le règne de l’homme se termine sur Terre. Ce livre montre la lente disparition de l’humanité, causée par un phénomène que décrit Stephen Baxter dans les dernières pages du livre. En lisant son explication, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien avec le livre de Al Gore (Une vérité qui dérange) qui nous décrivait certains phénomènes qui risquent d’apparaitre si nous ne faisons rien pour les empêcher. On se rend compte que nous ne sommes que des locataires d’un vaisseau qui s’appelle Terre et que notre survie tient à peu de chose. Intéressant. C’est relativement bien écrit, mais cela aurait pu l’être en moins de pages. C’est le seul reproche que je fais à ce livre. Personnellement ce n’est pas ma tasse de thé, mais les lecteurs amateurs d’apocalypse devraient y trouver leur compte. Déluge, Stephen Baxter, Presse de la cité, 2009, 551 pages November 11 Retour sur l'horizon - Serge Lehman
Un concours de circonstances a fait que cette anthologie de
science-fiction française s’est retrouvée deux fois dans mes mains. Je pensais
lire ce livre, question de ne pas mourir idiot. Plusieurs personnes connaissant mes gouts personnels, m’avaient
dit que ce n’était pas une anthologie qui correspondait à mes gouts. Et je
pense qu’ils ont raison. Je continue à préférer la science-fiction anglo-saxonne.
La préface de Serge Lehman m’a ennuyée et je ne l’ai pas
achevée. Par contre j’ai aimé la longue interview sur Youtube.
- Ce qui reste du réel – Fabrice Colin. Voilà une lettre qui a toutes les caractéristiques de la nouvelle cachée, qui parle de la firme américaine Hanson et de l’hypothèse de construire un androïde Philip K. Dick. Cet engouement pour Dick n’existe pas hors de l’hexagone. Quand on parle d’auteurs de science-fiction classique, on pense à Heinlein, Asimov, Herbert, Vance, mais pas nécessairement à Dick. J’ai donc lu ce texte sans conviction. - Effondrement partiel d’un univers en deux jours – Emmanuel Werner. Encore une nouvelle sur l’androïde de Dick. Idem que pour la nouvelle précédente. Autant lire du vrai Dick. - Tertiaire - Eric Holstein. Dans un style percutant, on découvre un Paris dans un futur proche, régit par la finance et les requins de toutes sortes. Tout se vend et tout s’achète. Une nouvelle qui pourrait très bien se produire. Ca mériterait une histoire plus complète. - Une fatwa de mousse de tramway - Catherine Dufour. Encore un texte qui se situe dans un futur proche et qui nous parle de vente d’élément de centrale nucléaire. Un texte principalement basé sur les dialogues assez caustiques. C’est ma première approche de Catherine Dufour et ça ne m’a pas convaincu. - Les fleurs de Troie – Jean-Claude Dunyach. Voilà une nouvelle qui remonte le niveau de ce qui précède. Curieusement en la lisant, j’ai pensé à Ubik de Dick, sans doute parce que Dunyach nous présente un couple de prospecteurs minier qui exploitent des astéroïdes du côté de Jupiter, qui utilisent des implants neuraux, et dont la femme veut se réfugier dans un monde virtuel. C’est en même temps un space opera. Pas mal parce que là, je retrouve un genre que j’apprécie. - Pirate – Maheva Stephan-Bugni. Nouvelle nous présentant une société basée sur la bureaucratie, dans laquelle on suit un personnage qui reçoit des colis qu’il n’a pas demandés. J’avoue ne pas avoir accroché à cette nouvelle. Mais où est la science-fiction dans cette histoire de poste ? - Trois singes – Laurent Kloetzer. Nouvelle écrite à la première personne. Un agent travaillant pour une organisation doit faire sauter une bombe. Il s’agit d’un techno-thriller. Le personnage fait trop penser à ceux qu’on trouve dans les films de série B, sans peur, qui exécute les ordres sans état d’âme. De plus, le langage châtié n’est pas ce que je préfère. A choisir, un bon Tom Clancy est préférable. - Lumière noire – Thomas Day. Longue nouvelle, vraie road movie qui commence au Canada pour se terminer aux USA. Lumière noire c’est la singularité, c’est l’IA qui a prit le contrôle sur terre et qui veut explorer le système solaire et au-delà. De facture classique, cette nouvelle est excellente. - Temps mort - André Ruellan. La mort, la douleur, le cancer vécut par un patient sur son lit d’hôpital. Pas vraiment folichon. Très dur, et pas science-fiction du tout. - Les trois livres qu’Absalon Nathan n’écrira jamais – Léo Henry. Une excellente nouvelle d’un auteur qui nous parle de création littéraire à travers trois histoires différentes. Le tout regroupé dans cette nouvelle. Sans aucun doute une petite perle dans cette anthologie. - Penchés sur le berceau des géants – Daylon. L’histoire se passe dans un avenir proche, sur une Terre où les extraterrestres ont fait leur apparition. Une bonne partie se passe dans le Tub, moyen de transport. On dirait que cette nouvelle a été écrite pour des navetteurs. - Dragonmarx – Philippe Curval. Une nouvelle qui se passe dans une Europe de l’est où règne le socialisme magique. Elle intéressera probablement les nostalgiques du communisme. Je n’ai pas du tout aimé. - Terre de fraye - Jérôme Noirez. La rencontre d’un surfeur avec une extraterrestre donne cette longue nouvelle. Sea, sex and sun. C’est bien écrit, un peu long, et la fin méritait quelque chose de plus intense. - Je vous prends tous un par un – David Calvo. Est-ce de la science-fiction ou les délires d’un auteur qui fait référence à des comics ? - Hilbert Hôtel – Xavier Mauméjean. Un hôtel infini, labyrinthique dans lequel le personnage principal prend son poste. Mauméjean fait ici un clin d’œil à la bibliothèque de Borges. Intéressant. Entre Retour sur l’horizon et Space opera sorti il y a quelques temps déjà chez Bragelonne, je préfère de loin cette dernière. Le sens of wonder n’est pas présent et le futur reste toujours trop proche et trop sombre. A croire que les auteurs de cette anthologie vivent sous un Spin qui les empêche de voir des futurs flamboyants et passionnants. Cette anthologie aurait dû s’appeler Horizon désenchanté. De plus, tous les textes ne sont pas du même niveau. On se demande parfois où est la science-fiction dans certains d’entre eux. Le défaut majeur de cette anthologie c’est que les différents auteurs ont retenu le mot « fiction » et ont oublié le mot « science ». J’ai lu l’anthologie avec une sensibilité belge. J’avoue que j’ai parfois eu l’impression d’être passé à côté. Mais on m’avait prévenu ! Et je ne dois m’en prendre qu’à moi-même. Néanmoins j’ai bien aimé les nouvelles de Jean-Claude Dunyach, Thomas Day, Léo Henry et Jérôme Noirez. Cette anthologie est un savant mélange entre anciens et nouveaux auteurs et représente un panel de la science-fiction actuelle dans l’hexagone. Retour sur l'horizon, anthologie dirigée par Serge Lehman, Denoël Lunes d'encre, 575 pages, 2009 November 08 Ecriture de space opera Après plus de trois années passées dessus, j'ai enfin terminé l'écriture de mon livre de science-fiction. Je m'étais fixé comme date limite, mon prochain anniversaire. Mais poussé par des amis amateurs de science-fiction, je me suis imposé un nouveau challenge en me fixant comme date fin octobre/début novembre 2009. Le délai a été respecté et c'est donc avec huit mois d'avance que je peux passer à la révision du livre. La première personne à lire le brouillon est Marc Bailly de Phénix Mag, mon rédacteur en chef, qui me l'a gentiment demandé. Il sera bientôt suivit par mon ami Alain Walsh qui tient Malpertuis, mais qui le lira une fois que je l'aurai imprimé. Ami de plus de trente ans, Alain a été la personne qui m'a le plus poussé à écrire et terminer ce livre. Il a toujours été là quand j'avais un problème, et nous avons souvent eu des discussions très passionnées sur des situations qui se produisaient dans le livre. Si ce livre est un jour édité, il lui devra beaucoup. La taille du livre est un peu supérieure à 3.2 millions de signes et comprend 70 chapitres. A l'origine j'avais fait un synopsis qui reprenait 80 chapitres. Un rapide calcul me donnait approximativement 815 pages en Word et 3.5 millions de signes. Mais à la moitié du livre j'ai décidé de ne plus suivre le synopsis et de laisser les personnages principaux me guider. Le résultat a été que j'ai été surpris de les voir prendre une autre direction que je n'avais pas envisagée. J'ai donc écrit la dernière partie du livre en me demandant où j'irai et le résultat correspond toujours à l'idée de départ. La seule différence, c'est que le livre s'achève sur une porte ouverte vers un avenir encore inconnu. Au départ je voulais écrire cette partie de l'histoire, puis finalement je me suis ravisé en me disant qu'elle pourrait faire plusieurs centaines de pages supplémentaires. J'ai préféré ne pas me lancer dans cette nouvelle aventure car elle me forçait à développer une nouvelle civilisation, de nouveaux enjeux, de nouveaux dangers, etc. Comme mon but est d'écrire un livre (assez épais que pour être découpé en deux ou trois parties), mais pas un cycle, j'ai préféré ne pas développer cette partie de l'histoire et laisser les lecteurs sur une fin ouverte. A mon avis, les lecteurs me poseront suffisamment de questions que pour me convaincre d'écrire une suite. J'aviserai en temps voulu. J'ai écrit un space opera parce que c'est le genre de livre que j'avais envie de lire. Une histoire où il y a de l'aventure, des intrigues, de l'exploration, des combats spatiaux et qui se passe dans un lointain futur (le 25ème siècle pour être précis). Je ne peux pas le comparer à d'autres livres car ce serait présomptueux de ma part. Disons que j'ai voulu retrouver ce que j'aime bien chez certains auteurs et dans certains livres ou cycles : Peter F. Hamilton (L'aube de la nuit), David Weber (Honor Harrington) et Dan Simmons (Hypérion). L'étape suivante est la révision du livre. Vérifier le style, l'orthographe, la grammaire, et surtout les incohérences entre les chapitres. Je me suis fixé quelques mois pour la réaliser. Le temps de tout relire, mais aussi le temps que mes deux lecteurs attitrés me communiquent leurs critiques constructives. Car je ne me fait pas d'illusions, si j'ai bien écrit l'histoire, j'y ai certainement omis l'un ou l'autre détail ou introduit l'une ou l'autre incohérence. Cette étape une fois franchie, il sera alors temps de le présenter à un éditeur qui acceptera un livre qu'il devra sans doute étaler sur deux ou trois volumes. J'ai une petite idée sur l'éditeur. Comme je me souviens le lui avoir un jour promis, il sera le premier à le recevoir. Le livre a été écrit dans le but d'être un jour édité et de faire plaisir aux lecteurs de science-fiction qui recherchent du space opera. La seule chose que je peux ajouter, c'est que ce genre de space opera, on ne le retrouve que du côté anglo-saxon. J'ai voulu me démarqué de la production francophone qui est à mon gout trop focalisée sur un avenir proche et sombre. Le sens du merveilleux est souvent aux abonnés absents en science-fiction francophone (ce qui par contre n'est pas le cas de la fantasy). C'est d'ailleurs pour ça que je n'en lis pas beaucoup. Ma préférence va bien aux trois auteurs cités plus haut, mais aussi à E.E. doc Smith (Lensmen), Jack Williamson (La légion de l'espace) ou Edmond Hamilton (Les rois des étoiles). Donc le livre qui vient d'être écrit est clairement étiqueté space opera en reférence aux auteurs cités. Pour l'instant le livre à un titre provisoire. Titre sans doute revu si il est découpé en deux ou trois volumes (l'idéal serait deux volumes). Je reviendrai donc sur le sujet une fois la révision achevée car ce sera le moment où j'enverrai le texte. Je voudrais remercier au passage deux amis, qui comme moi adorent la science-fiction depuis très longtemps, qui vont aussi s'approvisionner en science-fiction chez Malpertuis, Paul Barbieux et Philippe Vanhauwermeiren. Ils ont souvent été là pour me faire avancer dans l'écriture. Je pense que le livre correspondra à leurs attentes. Dans l'immédiat, je ne vais pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. L'étape suivante s'appelle "révision". Et l'étape qui suit s'appelle "envoi chez un éditeur". Le parcours du combattant ne fait que commencer. |
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